lundi 24 juillet 2017

Les étoiles de Noss Head, tome 3 : "Accomplissement", Sophie Jomain

Les étoiles de Noss Head
Tome 3 : "Accomplissement"
Sophie Jomain

Genre : Jeunesse, Fantastique
Edition : J'ai lu
Prix payé : 7€20
Pages : 476
Lu du 16 au 24 Juillet 2017
Ma note : 4/5

"Je n'avais aucune idée de ce qu'allait devenir ma vie ... absolument aucune. J'allais avoir dix-neuf ans dans quelques jours et j'étais devenue ce que je n'aurais jamais dû être. Le destin m'avait surprise, j'étais magnifique, d'une allure renversante. J'aurais pu défier n'importe quelle reine de beauté, mais c'est bien tout ce qu'il me restait ... toute une vie dans la peau de quelqu'un que je n'étais pas, que je détestais. Et si je me trompais ? Et si j'étais loin de la vérité et que tout pouvait redevenir comme avant ? Je ne le savais pas encore, mais tout allait être différent."


En regardant ma chronique précédente, je me rends compte que je suis assez régulière dans la lecture de cette saga. Je lis un tome avec à peu près trois mois d'intervalle. Pour la simple et bonne raison qu'une fois un livre terminé, j'y pense énormément. A tout ce qui c'est passé, et à la suite. Maintenant je peux le dire, c'est une saga coup de cœur.

Il est toujours difficile de chroniquer des suites de séries sans spoiler. Mais ici je ne vois pas comment ne pas parler un minimum de la fin du tome 2, sinon je n'aurai rien à écrire.

Le livre commence le temps d'un chapitre par le point de vue de Leith. Il est sous sa forme de loup depuis qu'il a littéralement laissé tomber Hannah. Il ne sait pas quoi faire car un loup et un ange noir ne peuvent pas être ensembles, mais il ne peut pas l'oublier. Elle est son âme sœur, elle est en lui.  

Nous retrouvons ensuite rapidement Hannah en plein apprentissage de sa vie d'ange noir, j'aime d'ailleurs beaucoup cette forme de vampire. Darius l'a pris sous son aile. Elle vie donc chez lui. 
J'ai apprécié la voir évoluer dans sa nouvelle vie. Voir ses capacités, ses difficultés.
Elle n'arrive pas à se faire à l'idée de ne pas vieillir, de ne pas avoir d'enfants, de devoir tuer pour manger, et aussi d'être séparée de Leith. Elle trouve énormément de réconfort auprès de Darius qui prend soin d'elle (en toute amitié, il n'y a pas de triangle amoureux), mais elle souffre de ne plus être avec l'amour de sa vie.
Cependant, comme nous le dit le résumé, il y a peut être un moyen pour que les choses redeviennent comme avant. Hannah devra donc prendre une décision difficile, car cela n'est pas sans risque

J'ai dévoré ce tome. Outre découvrir la Hannah ange noir, nous découvrons Darius qui est d'une grande gentillesse. Il s'occupe très bien de ses deux jeunes frères qui sont très attachants, et de sa nouvelle protégée. 
Même si Leith a décidé de partir, il n'arrive pas à rester éloigner de Hannah. Nous allons donc assister aux retrouvailles, plus ou moins attendues à St Andrews. 
Nous retrouvons également Gwen qui aura son importance ici. 

Je note encore une petite ressemblance à Twilight, lorsque les loups et les vampires vont devoir s'allier pour affronter l'ennemi. 
L'ennemi en question est d'ailleurs horriblement bien imaginé. A la hauteur de celui du premier tome qui m'avait bien effrayé. 

En ce qui concerne le dénouement, j'ai envie de dire "tout est bien qui fini bien", mais ce qui se passe est tellement inattendu ! Pour plusieurs personnages ! 
J'ai ma petite idée sur ce qui va bien pouvoir se passer dans le prochain tome. On s'imagine bien que la vie n'est pas un long fleuve tranquille pour Hannah. En tout cas je suis tellement contente qu'il y ai cinq tomes et de me dire que j'ai encore de bons moments à passer avec ces personnages que j'aime tant. 

"J'eus alors l'impression que tout partait en éclats. Il nous envoya tous les deux au paradis. Nous fûmes emportés par une vague de fond que nous ne laisserions plis jamais descendre. Nous n'étions plus nous, nous n'étions qu'un. Enfin..."
P. 300


Et si vous lisiez : 


mardi 11 juillet 2017

Alfie le chat du bonheur, Rachel Weels


Alfie le chat du bonheur
Rachel Weels

Genre : Jeunesse
Edition : France loisirs
Prix payé : 6€99 sur sur momox
Pages : 318
Lu du 4 au 11 Juillet 2017
Ma note : 4/5




Alfie est un chat errant. Sans foyer depuis que son ancienne maîtresse est décédée, il erre de rue en rue jusqu'au moment ou il arrive dans Edgar Road. La, Alfie sait immédiatement qu'il a trouve son nouveau quartier. Mais les habitants ne sont pas franchement d'accord : la dernière chose dont ils ont besoin c'est d'un chat qui passe de maison en maison ! Alfie est donc régulièrement chassé. Jusqu'au jour ou plusieurs familles acceptent de le nourrir et de l’héberger a tour de rôle. Et quand l’adversité frappe, tous réalisent a quel point ils ont besoin du petit félin. Alfie ? Un chat qui apporte de l'espoir, de la sagesse et qui rend la vie plus douce. Les aventures d'un chat errant qui change la vie de tout un quartier.


J'ai fini ma lecture aujourd'hui même et je rédige déjà ma chronique. Lorsque je fais cela, c'est que généralement les lectures ont été agréables. Je peux le dire également pour Alfie le chat du bonheur. C'est un livre doudou, réconfortant, dont on a tous besoin un jour. Je n'ai pas fait exprès de le lire à cette période, mais c'est plutôt bien tombé car durant cette semaine la date de la première année du décès de mon Papa est arrivée. Le petit Alfie m'a donc aidé a passer cette étape comme il aide si bien les personnages de ce roman.

Pour commencer je trouve que le résumé contient quelques erreurs selon moi. Je vais donc le reprendre en expliquant mon avis.
Alfie est le petit compagnon de Margaret, une vieille dame qui malheureusement le laisse derrière elle au moment de son décès
Pour éviter la fourrière et le sort qui est réservé à ses pauvres animaux non-adoptés, il décide de prendre les pattes à son cou et de partir à la recherche d'une nouvelle famille. Il se rend compte que pour ne pas se retrouver seul à nouveau, il va devoir devenir un "chat de portes", un chat appartenant à plusieurs foyers. Cette décision le mène à une jolie rue londonienne où il va se trouver quatre maisons.
Le destin est bien fait car il va d'abord rencontrer Claire, une jeune femme qui n'arrive pas à se remettre de son récent divorce. Puis Jonathan un célibataire endurci légèrement aigris. Un couple de polonais avec deux petits garçons qui viennent de quitter leur pays pour commencer une nouvelle vie. Et enfin Mat et Polly, jeunes parents du petit Henry, dont la maman est victime du baby-blues. 
Au contraire de ce que dit le synopsis, Alfie ne se fait pas chasser, il réussi à merveille son plan et chacune de ces familles adopte sans le savoir ce petit chat. Il va les aider à réussir ces étapes douloureuses de leur vie. 
Comment Alfie va faire pour mener de front sa quadruple vie ? Ses nouveaux propriétaires vont-ils découvrir le pot aux roses ? 

Le point de vue est celui de Aflie. Nous le découvrons lorsqu'il vient de perdre sa vieille maîtresse et que la fille de celle-ci vient pour vider son appartement. La plume de l'autrice est assez simpliste et son style d'écriture commun. J'ai donc eu peur de me lancer dans un roman trop jeunesse pour moi et m'ennuyer. Ce fut tout le contraire qui s'est passé. J'ai été touchée par le désespoir de Alfie dans les premières pages. Lorsque on aime un tant soit peu les animaux, nous savons qu'ils souffrent autant que nous lorsqu'ils perdent leurs maîtres et maîtresses. Ce passage fut très triste. Mais mine de rien, c'est un petit chat très déterminé avec de nombreuses idées. J'ai adoré le suivre dans son aventure de chat errant, même si elle ne fut pas de tout repos, puis le soulagement quand il arrive a Edgar Road et que la vie lui sourie. 
En ce qui concerne les humains avec qui il évolue, ma préférence va pour Jonathan qui n'a pas hésité à prendre la défense de Alfie contre sa nouvelle petite amie, et pour la famille de Polonais qui doit commencer une nouvelle vie loin de chez eux, les deux petits garçons sont très bien éduqués et aiment beaucoup jouer avec leur nouvel ami poilus. 

Vers la fin du roman, Alfie va prendre une nouvelle décision qui va tout basculer. Je vous laisse découvrir cela en lisant ses aventures et constater à quel point ce petit minet est courageux.
Je conseille fortement ce roman à toutes les personnes qui aiment les chats et les animaux. Jeunes ou moins jeunes. Pourquoi pas le lire à vos enfants ? 



lundi 19 juin 2017

Ma vie pas si parfaite, Sophie Kinsella

Ma vie pas si parfaite
Sophie Kinsella

Genre : Chick-Lit
Edition : Belfond
Prix payé : 21€
Pages : 464
Lu du 12 au 19 Juin
Ma note : 4/5

La vie à Londres. Du fond de son Somerset natal, Katie en a tellement rêvé, et aujourd'hui, ça y est ! A elle les soirées branchées, les restos fashion, le job de rêve dans une grande agence de pub... Certes, elle vit en coloc à deux heures du centre. Certes, son budget est si serré qu'elle se nourrit essentiellement de nouilles instantanées. Certes, sa boss est un cauchemar. Mais plutôt mourir que de renoncer à cette vie géniale, surtout si elle peut instagramer son mokaccino hors de prix. Mais ce que Katie ignorait, c'est qu'à la capitale, tout va plus vite. Y compris se faire virer. Retour à la case départ : la campagne. Pas question de se laisser abattre. Londres ne veut pas d'elle ? Katie va faire de la ferme familiale l'endroit le plus hype de tout le Royaume-Uni. Tellement hype qu'il pourrait bien attirer les hipsters de la capitale et, avec eux, de vieilles connaissances...


C'est avec grand plaisir que j'ai pu lire ce roman avec ma copine de correspondance Bulle de papier , sans se concerter nous nous sommes rendue compte qu'on lisait le même livre au même moment et nous avons donc décidé d'en faire une lecture commune. (On aura finalement réussi à se la faire cette LC ;) ). 

Ce n'est plus nouveau, Sophie Kinsella est mon autrice de référence pour le Chick-Lit. Une valeur sûre, qui fait que lorsque j'achète ses romans je le fait les yeux fermés. Il me reste très peu de sa bibliographie à lire, donc je suis toujours ravie lorsqu'on nous annonce un nouveau roman. 

Ici nous suivons donc Katie, une jeune femme de la campagne anglaise. Lorsque nous la découvrons, elle vie à Londres, son rêve de petite fille. Elle travaille dans une agence spécialisée dans l'image de marque et la stratégie de communication des sociétés.  Elle s'entend bien avec ses collègues, mais la tache noire au tableau est sa boss. Demeter. Une vraie garce dans le monde du travail. Elle considère tellement peu Katie qu'elle ne se souvient jamais de son prénom.
La quatrième de couverture nous l'apprend, Katie va devoir mettre entre parenthèse sa vie Londonienne suite à son licenciement. Dans l'image de marque, les places sont chères et Katie va donc se voir contrainte de retourner chez son papa et sa belle-mère, dans son Somerset natal. Elle va ainsi pouvoir les aider à faire démarrer leur glamping (mélange de glamour et camping). 
Ce à quoi elle ne s'attend pas, c'est que le glamping va vite devenir un lieu de passage obligé pour les personnes de la "haute", et qu'elle va devoir y retrouver Demeter...
Comment va-t-elle gérer ces retrouvailles ? Serait-ce un signe du destin de pouvoir se venger ? 

Comme tous les personnages principaux de Sophie Kinsella, Katie est rayonnante, loufoque, maladroite, rocambolesque, drôle et terriblement attachante
J'ai adoré sa personnalité. Elle voit toujours le bon côté des choses, comme le fait de réussir à valoriser son travail ingrat et en dessous de ses compétences, ou encore ce temps de trajet interminable mais qui lui permet d'économiser un loyer trop onéreux. 
Elle m'a cependant beaucoup touchée lors de son licenciement. Outre le fait de perdre un travail, c'est son rêve de toujours qui s'écroule, pouvoir vivre à Londres. Nous ressentons facilement son désespoir. Mais Katie est une battante et ne se laisse pas abattre. 
Nous la retrouvons en pleine forme dans sa ferme pour ce nouveau projet familiale. Et cela lui réussi plutôt bien. 

J'ai apprécié également le changement de décor. Généralement dans les romans de cette autrice nous évoluons dans des grandes villes. Ici, même si nous sommes à plusieurs reprises à Londres, la majeure partie du roman se passe dans la campagne anglaise. Avec un très bon confort certes, mais nous vivons la vie la plus naturelle possible. Nous nous baladons en forêt, nous faisons griller des marshmallow sur un feu de camp, nous faisons des confitures. J'ai adoré tout cela. 

Evidemment, chaque jour est une aventure pour Katie, il lui arrive mille et une chose pour notre plus grand plaisir. Les romans de Sophie Kinsella sont les seuls (avec certains de Gilles Legardinier) durant les quels je rigole à haute voix
Une lecture que je recommande, idéale pour décompresser et agréable à lire en été


Une petite idée du Somerset



Et si vous lisiez : 


  









dimanche 11 juin 2017

La maison des hautes falaises, Karen Viggers

La maison des hautes falaises
Karen Viggers

Genre : Contemporain
Edition : Le livre de poche
Prix payé : 8€30
Pages : 507
Lu du 26 Mai au 11 Juin 2017
Ma note : 3/5

Afin d'échapper à des souvenirs douloureux, Lex Henderson part s'installer dans un petit village côtier, loin de tout. Les promenades sur la plage et la contemplation des richesses de la nature lui permettent de reprendre goût à la vie. Lui qui n'avait plus rien ressenti depuis si longtemps se voit renaître. Il fait alors la connaissance de Callista Bennett, artiste locale aux fêlures proches des siennes. Tous deux ont abandonné l'espoir de faire confiance, de trouver un jour l'amour, et, pourtant, il semble bien que cela soit à nouveau possible. Mais arriveront-ils à oublier leur passé pour guérir et laisser place à un futur plus clément ?


Il est vrai que je n'ai pas lu énormément de contemporains. Même si j'apprécie ce genre, j'ai plutôt tendance à me diriger vers du fantastique, romance, chick-lit, bit-lit et autres. Mais depuis ma lecture de Fleurs sauvages, de Kimberley Freeman, qui fut un coup de coeur, j'ai décidé de m'y intéresser un peu plus.

Encore une fois, direction l'Australie sauvage. Après avoir vécu le drame de sa vie, Lex Handerson quitte Sydney pour commencer une nouvelle vie à Merrigan. Il achète une superbe maison moderne, où les murs sont vitrés, isolée au sommet d'une falaise surplombant l'océan
En parallèle, nous faisons la connaissance de Callista. Jeune femme qui elle aussi a eu son lot de malheurs. Fille d'un couple de hippie, elle vie dans une petite maison dans le bush australien. C'est une artiste indépendante. Elle vie très simplement, en vendant ses peintures sur les marchés locaux. 
Par un heureux hasard, Callista et Lex vont être emmenés à se rencontrer. Sans surprise, ils vont se séduire, passer quelques nuits ensemble. Mais tout cela est loin d'être rose car chacun porte son fardeau et doit vivre avec ses démons. Nous sommes loin des romances où tout est simple et parfait.
Ce roman raconte comment ils sont une thérapie l'un pour l'autre sans s'en rendre compte. A côté de cela, nous faisons la connaissance des habitants de la petite ville de Merrigan, et nous serons emmenés à observer et même nager avec des baleines, puisque nous sommes sur leur route de migration.

Malheureusement, je ne sors pas aussi conquise de ce roman que je l'aurai espéré. Les personnages principaux y sont pour beaucoup. Je les ai trouvé très fades, sans caractère. Même si c'est un bon point que leur relation ensemble ne soit pas simple, elle ne m'a pas emporté.
De plus, je n'ai pas toujours compris certains de leurs choix, leur manière de voir certaines choses et de penser. Particulièrement en ce qui concerne les baleines. Pour Lex, il est incompréhensible et inhumain de les chasser. Mais lorsqu'il tombe sur une baleine échouée sur une plage, dans une situation très critique, il se dit qu'il vaudrait mieux la laisser à son sort plutôt que d'organiser un sauvetage. Tandis que Callista met tout en oeuvre pour la sauver, alors que pendant le reste du roman elle cautionne la chasse à la baleine en disant même qu'elles ne sont pas en voix d’extinction et que c'est pour en régulariser le nombre.
Leur comportement m'a fait davantage apprécier les personnages secondaires. Surtout un, Mrs B., la voisine de Lex. Une vieille dame vivant seule sur le Cap avec son paon et une grande histoire personnelle.
Karen Viggers décrit merveilleusement bien les paysages. Je me voyais sur place. Tantôt dans le bush chaud et sec, à écouter les oiseaux chanter dans une luminosité multicolor.  Tantôt dans un côté plus maritime. Avec cette maison sur le cap, les falaises qui la bordent, l'océan froid et bleu foncé, les baleines, les orages, les tempêtes, le vent.
Enfin, il est évident que j'ai adoré le fait que le roman porte sur les baleines. Ces magnifiques mammifères marins. L'autrice, qui est vétérinaire, a certainement voulu sensibiliser les lecteurs à cette cause de protection animale. Mais j'aurai préféré d'autres passages comme celui où Lex nage avec elles, plutôt que plusieurs pages consacrées à expliquer les méthodes de chasse. 

En conclusion, ce fut une lecture simple et agréable. Idéale pour les vacances. Du positif mais également beaucoup de négatif malheureusement. Je précise aussi que le roman se termine par une fin ouverte, qui ne m'a pas dérangé personnellement mais qui pourrait l'être pour ceux et celles qui n'apprécient pas ce type de fin.

"La vérité est toujours là, sauf qu'on la perd parfois de vue dans le brouillard de nos orages internes. Il faut des événements importants pour qu'on l'aperçoive de nouveau. Puis il y a des moments de lucidité intense où le chemin paraît si évident qu'on se demande comment on a pu s'égarer. "
P. 487



Et si vous lisiez : 

 


mercredi 31 mai 2017

Outlander, Tome 3 : "Le voyage", Diana Gabaldon

Outlander
Tome 3 : "Le voyage"
Diana Gabaldon

Genre : Historique, Aventure,
Edition : Lu sur ma Kobo
Prix payé : 11€99
Pages : 1013 aux éditions J'ai Lu
Lu du 10 au 26 Mai 2017
Ma note : 4/5

Vingt ans après avoir été inexplicablement ramenée en plein coeur du XVIIIe siècle, dans une Écosse à feu et à sang qui luttait pour son indépendance contre l'éternel ennemi anglais, Claire Randall n'est jamais parvenue à oublier Jamie Fraser. Les années qu'elle a vécues à ses côtés demeurent pour toujours gravées dans sa mémoire. Aussi, apprenant qu'il a survécu, elle voyage de nouveau dans le temps et retourne dans ce passé chargé de souvenirs et d'émotions, prête à braver tous les dangers pour tenter l'impossible : retrouver Jamie.



La sortie de la saison 3 de la série étant prévue pour bientôt, je voulais absolument lire le troisième tome avant. J'étais également très pressée de découvrir si Claire allait retrouver Jamie après cette fin du tome précédent. 

Les deux premiers romans ont été des coups de cœur. Ici, même si j'ai été tenue en haleine du début à la fin et que j'ai donné une bonne note à ma lecture, quelques petits détails m'ont chagriné.

Selon moi, le roman ne pouvait pas mieux débuter. Nous nous retrouvons le 16 Avril 1746, le champ de bataille de Culloden est couvert de soldats blessés ou morts. Du pain béni pour les corbeaux qui sont déjà au travail. Ainsi, nous découvrons ce qu'il advient de Jamie.

En parallèle, nous sommes à Inverness, le 2 Mai 1968. Nous avions quitté Claire, sa fille Brianna et Roger alors que ce dernier, après quelques recherches, a pu affirmer que Jamie n'est pas mort à Culloden. Ce qui est difficile à admettre pour Claire qui s'était faite à l'idée de ne plus le voir, et cela depuis leur séparation forcée il y a 20 ans. 

Durant les premiers 30% du livre, nous alternons les chapitres avec divers points de vue. Les plus variés étant ceux du point de vue de Claire, car nous la voyons de retour auprès de Franck, lorsque Brianna était bébé, puis fillette. D'autres au présent, durant le retour de Claire et Brianna en Ecosse à rechercher ce que Jamie est devenu après la bataille. 
Alors que les chapitres avec le point de vue de Jamie sont dans l'ordre chronologique. 

Comme je le disais, nous sommes tenu en haleine du début à la fin. D'abord en découvrant petit à petit ce qui est arrivé à Claire et à Jamie durant ces vingt dernières années. Ensuite, lorsque Claire prend la grande décision d'aller le retrouver. Car "temporairement parlant", cela est possible. A partir de là, nous assisterons à mille et une aventures.

Quelques petits détails m'ont donc un peu dérangé durant ma lecture, mais j'en retient deux en particulier. Le premier étant lorsque Claire a de nouveau traversé les pierres. Elle venait de quitter sa fille unique, elle sait qu'elle ne la reverra jamais, et je n'ai ressentie aucune émotion ! Je pensais qu'elle aurait été torturée à l'idée de choisir entre Jamie et Brianna, et quand son choix est fait et qu'elle est de retour 200 ans en arrière, Claire était déterminée à retrouver l'homme de sa vie, mais j'ai l'impression qu'elle n'était pas attristée à l'idée d'avoir quitté sa fille.
Le deuxième point est celui des retrouvailles entres Claire et Jamie. J'ai trouvé cela trop rapide, trop facile et sans grande émotion non plus. On aurait dit qu'ils venaient de se quitter depuis quelques heures. Même si j'ai mis cela sur le compte de la timidité car se retrouver 20 plus tard après seulement 3 ans de vie commune n'est pas évident, je me souviens d'autres retrouvailles, notamment dans le premier tome après l'enlèvement de Jamie par Randall (d'ailleurs on découvrir également ce qu'il devient), où il y avait beaucoup plus d'intensité et où les sensations du lecteur étaient mise à rude épreuve. 

Cela mis de côté, quel bonheur de retrouver notre couple ! Et je pense aussi à Fergus, qui est maintenant un homme. 
Le titre "Le voyage" est très représentatif puisque nous allons quitter à mon grand regret cette belle Ecosse pour parcourir les mers dans un but précis à destination de nouveaux horizons et de nouvelles cultures, où nous assisterons à des scènes dignes de cette saga, dures et tellement réelles à la fois.

J'ai maintenant hâte de pouvoir mettre des images sur ma lecture, car j'avoue avoir eu du mal à imaginer Jamie à plus ou moins 45 ans ! 



Et si vous lisiez :